Comment évaluer une œuvre d’art ?

Qu’est-ce qui fait le prix d’une estampe ? C’est ce que nous allons découvrir dans cette article. Je vous délivre une méthode en six étapes pour évaluer une œuvre d’art.

Avant de commencer, j’aimerais évoquer un détail que l’on ferait mieux d’écarter tout de suite : l’œuvre analysée doit être authentique. C’est tout. Rien ne sert d’évaluer une œuvre contrefaite ou une reproduction. Ce rappel vous paraît inutile ? Pourtant, l’estampe est la porte d’entrée du marché de l’art – son produit d’appel – et les contrefaçons sont nombreuses…

1. Qui est l’artiste ?

La première chose à considérer, qui donne le ton à l’évaluation entière, est le créateur de l’œuvre d’art qui vous intéresse.

Posez-vous ces questions simples :

– Quelle est la cote de l’artiste ?
– Dans quels musées ou galeries est-il exposé ? À combien d’expositions a-t-il participé ? De quelle envergure ?
– Se vend-il déjà bien ?
– Quelles publications existent sur cet artiste (catalogue raisonné, catalogue d’expo, monographie…) ?
– Si l’artiste est représenté par une galerie, tentez d’évaluer la notoriété de celle-ci et soyez attentif aux autres artistes de la galerie.

2. La place de l’estampe dans l’œuvre de l’artiste

Dans quelle période de l’œuvre de l’artiste s’insère l’estampe étudiée ? On trouve encore, aujourd’hui, des toiles de Picasso 100 fois moins chères que d’autres (on parle en millions) car elles sont qualifiées d’œuvres « de jeunesse ».

De la même manière, le thème de l’œuvre est-il représentatif du travail de l’artiste ? Est-ce un motif typique ? Nul doute qu’une nature morte d’un artiste spécialisé dans le portrait sera relativement abordable. J’ai récemment vu passer une toile de Dali estimée à 80 000€, un portrait d’un commanditaire, inconnu du grand public. Vous pourrez crâner car vous possédez un Dali, mais vos amis ne seront pas impressionnés pour autant. Ce serait dommage.

Une toile « mineure » de Dali et une œuvre de jeunesse de Picasso. Les deux se sont vendues en 2016 et étaient estimées jusqu’à 100 fois moins que d’autres œuvres des deux artistes.